








Nos ministères abritent de bien curieuses gens. 12/7/2010
Depuis que le Canard enchainé l’a révélé, on sait que Madame Fadela Amara, Secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, auprès du ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, bénéficie d’au moins deux logements : un logement de fonction de 120 m2 et une HLM de 50m2 dans le 13ème arrondissement.
Malgré son salaire de 11000 euros par mois (71500 frs ou 7 millions d’anciens francs), Madame Amara est restée très simple et a gardé l’esprit de famille.
Elle préfère vivre modestement dans son HLM à 700 euros par mois et comme elle n’occupe pas son logement de fonction, elle le prête (avec le personnel qui va avec) à des membres de sa famille, pour quelques jours ou quelques mois.
Parmi ces membres, plusieurs de ses frères, et en particulier Monsieur Hassein Amara, son frère ainé.
Il faut dire que ce monsieur a, depuis longtemps, pris l’habitude d’être logé par l’Etat. Depuis 1995 et pendant seize ans, il a occupé une cellule de prison pour avoir assassiné un bijoutier en 1984. Une fois sa peine purgée, et afin que cette libération brutale ne le traumatise pas, sa petite sœur a eu la délicatesse de lui prêter un logement lui aussi financé par l’Etat.
La victime, le bijoutier André Baster qui, en rentrant chez lui avec sa femme Marie-Louise, à Joze, une commune située dans le Puy-de-Dôme, s’est fait braquer par trois hommes cagoulés et armés, dont Hassein Amara, 23 ans, qui l’a abattu d’un coup de feu, n’a évidemment plus de problème de logement.
Et afin de garder son grand frère avec elle, notre Secrétaire d’Etat lui a fait renouveler sa carte de séjour et lui a trouvé un stage dans le ministère de Christian Estrosi, maire de Nice et ministre de l'industrie.
Bel exemple que méditeront utilement les travailleurs honnêtes, immigrés ou de souche, qui rament pour trouver travail et logement. Ils n’avaient qu’à avoir un parent ministre !
Et bel exemple pour nos enfants qui se rendent compte que la malhonnêteté est un moyen comme un autre de bénéficier de la protection de l'Etat corrompu qui est le notre.